Le nouveau spectacle de Nicolas Bonneau et Nicolas Marjault a échappé de peu au Corinavirus. La création a eu lieu la semaine du 10 mars, avec 6 représentations: 2 tout public à Ruffec et La Rochefoucauld et 4 représentations scolaires, dont 1 au collège de Mansle dans les conditions d’une salle de classe. Les dates de Rouillac et Mythos sont annulées.

Nous sommes heureux de l’accueil de ces premières représentations, elles nous font espérer d’une belle vie pour ce spectacle et de son utilité politique et artistique. La forme est légère et peut se jouer partout. Le fond fait résonner l’Histoire et l’actualité sur fond de parcours familial. En ces temps où la peur prend de plus en plus de place, le sentiment national et les populismes ont tendance à tout dévorer sur leur passage. Ne les laissons pas gouverner notre identité.

PRÉSENTATION

À la manière d’une enquête historique sensible, imaginaire et politique, Nicolas Bonneau souhaite interroger notre «roman national». Il remonte le cours de son histoire personnelle à travers son arbre généalogique à partir de Pierre Bonneau, né en 1875, à Germond, dans les Deux-Sèvres. Avec Nicolas Marjault à l’écriture et à la mise en scène, ensemble, ils se posent et nous posent la question doublement trouble de l’identité personnelle et de celle de la France. Et aujourd’hui, quelle place pour le récit national ? Est-il européen ? Est-il mondialisé ? Faut-il un récit rempli de héros pour qu’un peuple puisse exister ? Dans la continuité de son travail autour de la mémoire collective, Nicolas Bonneau souhaite cultiver sa place de conteur et de passeur entre petite et grande Histoire.

DISTRIBUTION

Interprétation : Nicolas Bonneau
Ecriture et mise en scène: Nicolas Bonneau et Nicolas Marjault
Collaboration artistique et création sonore : Fanny Chériaux
Régie : David Mastretta ou Gildas Gaboriau

 » Ulysse est ce mendiant qui a accueilli en lui, la plus précieuse des vérités. Quiconque ferme sa porte à l’étranger asphyxie ce qu’il prétend vouloir sauver. A savoir, son identité. » Extrait du texte publié aux éditions Lansman, d’après Patrick Chamoiseau, « Frères migrants », Seuil, 2017