L’ARROSEUR ARROSÉ

Genre : Conférence contée
Durée : 1h15

Nicolas Bonneau Nicolas Bonneau présentera sa démarche, ses enquêtes, comment il rencontre les gens et construit ses spectacles. De Sortie d’Usine à Qui va garder les enfants ? en passant par Ali 74, il s’appuiera sur plusieurs extraits, en mêlant photos, enregistrements, lectures, extraits de films et échanges avec les spectateurs.

Presse : à propos de « L’arroseur Arrosé » lors du Festival Traverse ! (juin 2019)

 

Evelyne Tran, Le Monde.fr

Nicolas Bonneau fait partie de ses conteurs baroudeurs, à l’aise dans n’importe quelle situation, débout les pieds sur une roche au milieu d’un ruisseau, ou bien assis sur le coin d’une table face à des écoliers et bien sûr sur une scène au Grand Parquet ou au théâtre de Belleville. C’est encore lui que l’on voit déboucher d’une rue dans une nouvelle de Maupassant ou de Claude Seignolle.

Cet homme a certainement le don d’ubiquité. Une chose est sûre c’est qu’il transporte des histoires extraordinaires dignes d’Edgar Allan Poe, et enrichies par l’haleine du terroir.

Lors de sa conférence récit, « L’arroseur arrosé », chez Josette, Nicolas semble n’avoir qu’une seule boussole, un désir insatiable de remuer l’eau qui dort, le vrai et le faux aussi soudés que des frères siamois, ses propres souvenirs s’emmêlant volontiers à ses rêves quand le doute devient l’ouvroir d’une vérité parallèle hors champ, hors paramètres, qui déborde de nos fronts butés.

 

Cécile Strouk, Rue du Théâtre

Tous tranquillement assis, nous écoutons pendant une heure suspendue Nicolas Bonneau nons raconter toutes sortes d’histoires autour de son parcours de comédien, de ses ratures, de ses rencontres, de ses voyages, de ses ouvrages, de protestantisme, de son goût pour les faits divers et la sorcellerie, et de ses coups de coeur. Il murmure, il susurre, il surprend, il emporte. Il a l’hypnotisme du (ra)conteur qui aime semer le trouble entre le réel et l’imaginaire.

 

David Rofé-Sarfati, Toute la culture

Chez l’habitant Nicolas Bonneau propose une conférence contée. Feignant la discussion ou l’improvisation, sans plateau ni décor ni cintres, il plante dans nos imaginaires une scène de théâtre. Bonneau maîtrise parfaitement son sujet. Il sait surprendre, se taire, émouvoir ou faire rire. Ils sont rares ceux qui naissent avec ce don d’être conteur, car il semble bien que ce don ne s’acquiert que de naissance. Nicolas Bonneau est de cette race; il a cette étrange capacité à captiver son public et à lui offrir à façonner en vibration des images mentales.

 

 


 

CARTE POSTALE : RETOUR DE KINSHASA (Conférence contée / Action culturelle, autour de Ali 74)

Nicolas Bonneau raconte son processus de travail, à travers des images d’archives et de petites cartes postales vidéo rapportées de Kinshasa.

L’occasion de se frotter à une petite histoire du Congo, d’aborder la décolonisation belge, de se plonger dans la ségrégation et la lutte des noirs américains, de mettre en parallèle les vies de Lumumba et de Malcom X, savoir ce qu’est devenu George Foreman, comment Ali a commencé la boxe, ou encore de visiter le stade quarante ans après le Combat.

Forme légère sur le fil de l’improvisation, cette Conférence Contée se suit comme un vagabondage dans les matériaux collectés pour la construction du spectacle.


LE CONTEUR: UN ART DU DOCUMENTAIRE  ( stage adultes)

Nicolas Bonneau propose une immersion dans son univers et dans sa méthodologie de travail : partir du collectage, d’articles de journaux, d’interview, de paroles politiques et sociales, mais aussi de sa propre biographie, pour construire un espace et une parole, où l’imaginaire côtoie le documentaire, où la fiction s’insinue dans le réel.

Raconter quotidien, fait-divers, anecdotes, portraits, monde du travail et élever toutes ces histoires potentielles au rang d’un conte, d’une fable, d’une légende, d’un mythe.
Quelle adresse pour quel espace? Quel type de narration pour quel récit? Raconter seul ou en chœur…
De l’écriture à l’oralité, de la tradition à la modernité, les différents types d’adresse du conteur se croisent, pour aller de l’intime aux autres.

« À partir d’exercices, de jeux, d’écriture, de collectage en direct, nous essaierons d’explorer la parole du conteur en tant que parole documentaire, c’est-à-dire pour chacun, de chercher sa façon de dire le monde, sa propre pertinence, son point de vue, sa responsabilité. » Nicolas Bonneau