// CRÉATION mars 2020 // Récit, Théâtre

Le nouveau spectacle de Nicolas Bonneau et Nicolas Marjault a échappé de peu au Coronavirus. La création a eu lieu la semaine du 10 mars, avec 6 représentations: 2 tout public à Ruffec et La Rochefoucauld et 4 représentations scolaires, dont 1 au collège de Mansle dans les conditions d’une salle de classe. Les dates de Rouillac et Mythos sont annulées.

Nous sommes heureux de l’accueil de ces premières représentations, elles nous font espérer d’une belle vie pour ce spectacle et de son utilité politique et artistique. La forme est légère et peut se jouer partout. Le fond fait résonner l’Histoire et l’actualité sur fond de parcours familial. En ces temps où la peur prend de plus en plus de place, le sentiment national et les populismes ont tendance à tout dévorer sur leur passage. Ne les laissons pas gouverner notre identité.

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PRÉSENTATION DU SPECTACLE

À la manière d’une enquête historique sensible, imaginaire et politique, Nicolas Bonneau souhaite interroger notre «roman national». Il remonte le cours de son histoire personnelle à travers son arbre généalogique à partir de PIerre Bonneau, né en 1875, à Germond, dans les Deux-Sèvres. Avec Nicolas Marjault à l’écriture et à la mise en scène, ensemble, ils se posent et nous posent la question doublement trouble de l’identité personnelle et de celle de la France. Et aujourd’hui, quelle place pour le récit national ? Est-il européen ? Est-il mondialisé ? Faut-il un récit rempli de héros pour qu’un peuple puisse exister ? Dans la continuité de son travail autour de la mémoire collective, Nicolas Bonneau souhaite cultiver sa place de conteur et de passeur entre petite et grande Histoire.

 Extrait du prologue :

« C’est quoi se sentir français ? C’est quoi la nation française ?
Quelle est cette étrange idée qui nous fait frissonner ?
Qui nous fait pleurer devant Notre-Dame en flammes ?
Qu’est-ce qu’on a bien pu nous raconter pour qu’on se lève tous devant un but de Pavard en 8ème de finale ?

En voilà une bien curieuse histoire… Un peu comme un roman dont chacun connaîtrait la fin sans prêter attention à l’intrigue… Un roman feuilleton avec ce qu’il faut de batailles, de héros, de légendes… Une poésie que l’on récite depuis un siècle-et-demi dans toutes les écoles de France… Bref, un authentique bourrage de crâne.
Et tout cela, pour faire naître en chacun de nous, générations après générations, ce mystérieux sentiment national… Un truc en plus qui d’un coup nous distingue comme notre sexe, nos goûts, nos croyances, nos rêves… Dit comme cela, c’est plutôt joyeux et festif comme un but de Pavard… Sauf que ces derniers temps, le sentiment national a une fâcheuse tendance à tout dévorer sur son passage. Comme si en période de crise sociale, d’urgence écologique et de montée des populismes, c’était à lui de régner sur toute notre identité. Avec le risque que cela nous enferme sur nous-même plutôt que de nous ouvrir à l’autre »

 

Le projet : raconter l’envers du récit national
Il s’agit de se plonger dans le récit national français, tel qu’il a été construit, fabriqué, réinventé depuis le XIX° siècle pour créer une entité nationale française et ainsi assurer la cohérence et l’unité de la nation de la République française. Le statut de l’Histoire de France est paradoxal. D’un côté, la légende, la mythologie nationale consacrée par l’école, une succession chronologique organisée autour des grands événements et des grands personnages et qui façonnent notre vision du passé. De l’autre, une Histoire nouvelle, de recherche, qui pose un regard distancié sur cette façon de raconter l’Histoire, avec de multiples exemples qui remettent en cause la façon dont depuis plus d’un siècle, on impose aux français une mémoire collective nationaliste.
C’est cet envers du décor, cette construction mensongère que Nicolas Bonneau souhaite raconter à la manière d’un cours d’Histoire ludique et revisité, d’une enquête racontant l’histoire d’un ancêtre dont il ne connait rien mais dont il imagine la vie quotidienne depuis le début du XIX siècle, au moment justement où le récit national tel que nous le connaissons aujourd’hui se met en place. Pour cela, il s’appuiera sur des rencontres avec des historiens et sur des planches historiques dessinées des années 60 mettant en scène dates et personnages. Il sera accompagné dans le processus de création par Nicolas Marjault, professeur d’Histoire et d’Histoire de l’art au lycée Jean Macé à Niort, cofondateur avec Nicolas Bonneau du Théâtre d’Alice, et auteur de polars remarqués (Nulle part à Niort et Niort par-dessus tout, Geste Editions).

PRESSE > Mes ancêtres les Gaulois, l’enquête sensible de Nicolas Bonneau à lire en intégralité ici.

TECHNIQUE  : Le spectacle peut être joué dans tous types de lieux: salle de classe, salle polyvalente, extérieur, plateau de théâtre. Nous consulter pour les conditions techniques minimales.


DISTRIBUTION
Interprétation : Nicolas Bonneau
Ecriture et mise en scène: Nicolas Bonneau et Nicolas Marjault
Collaboration artistique et création sonore : Fanny Chériaux
Régie : David Mastretta ou Gildas Gaboriau

PRODUCTION
Production La Volige/ Nicolas Bonneau
Co-productions, soutiens et résidences (en cours) Le Sillon, Clermont-L’Hérault (34) ; Théâtre de Cornouaille, scène nationale de Quimper (29), La Canopée, Ruffec (16) ; Les Carmes, La Rochefoucauld (16), La Palène, Rouillac (16) ; Association Les 3aiRes – Rouillac –  Ruffec – La Rochefoucauld (16)